Islande 2016 – Étape 2

27 Mar Islande 2016 – Étape 2

3 mois et demi après la première étape, voici la deuxième qui va regrouper les 3ème et 4ème jours (samedi & dimanche) 🙂

Je n’ai effectué que quelques dizaines de kilomètres le samedi, restant dans les environs de Vík í Mýrdal où je logeais durant 2 nuits. Je commence cette belle journée par une petite sortie course à pied. Courir sur la plage de sable noir était un des plaisirs que j’avais envisagé et que j’ai été en mesure de réaliser ! On fait rapidement le tour de la ville et en dépit du fait que je sois passé par à peu près tous les coins, je n’ai fait que 6kms.

Une fois rentré de cette petite sortie, je profite de la tranquillité de l’hébergement après le départ des autres clients pour prendre ma douche puis mon petit déjeuner dans la cuisine commune. Je prends tout mon temps et profite de ces instants de tranquillité, loin de la vie parisienne.

Pour la matinée, je vais rester sur Vik et monter au sommet de la hauteur au pied de laquelle se trouve la ville. La vue donne à la fois sur Vik ainsi que sur Dyrhólaey de l’autre côté. Je sais que c’est une petite randonnée qui va grimper dur et qui ne se fait qu’à pied (ou alors en 4×4 mais ça ne semblait accessible qu’à ceux ayant les éléments pour débloquer la barrière en bas de la montée).

Je vais grimper durant un bon moment, transpirant sur cette pente raide mais avec en récompense une vue magnifique sur la ville et son horizon. Arrivé en haut, on ne peut qu’être satisfait d’avoir fait le chemin. La vue sur  le côté opposé, vers Dyrhólaey, est encore plus belle car plus étendue. Ces paysages sont vraiment époustouflants !

Je profite de la vue pour me restaurer et passer un coup de fil à mes parents … ça avait un petit côté jouissif de téléphoner en Bretagne depuis cet endroit.

En redescendant, je prends d’autres photos dont une, visible ci-dessus, montre mon hébergement et le véhicule de location qui m’a servi de monture en Islande …

Je déjeune le midi dans ma chambre, en tapant dans les courses faites la veille dans le magasin Bonus. Je me dépêche afin de prendre la route pour une petite vingtaine de kilomètres à destination de Dyrhólaey. Je me gare pour commencer sur un petit parking, avec une vue directe sur la plage de sable noir de Reynisfjara. On aperçoit en face les rochers au large de la côte également visibles depuis Vik. Je ne suis qu’à quelques kilomètres à vol d’oiseau. De ce que j’ai compris, cet endroit est également une réserve naturelle et ne serait pas accessible à certaines périodes de l’année … c’était bon lors de mon passage en tout cas 🙂

J’ai très envie de monter au sommet de Dyrhólaey afin de voir le phare ainsi que la vue d’en haut, annoncée comme particulièrement belle … mais ma petite Yaris de location avec ses 331.000 kms ne me semble pas vraiment en mesure de grimper ce chemin caillouteux !!!

Je me lance malgré tout, avec énormément d’appréhension, dans l’ascension de la montée vers le sommet de Dyrhólaey et bien que par moments les choses aient été un peu délicates, la voiture est arrivée en un seul morceau sur le mini parking en haut.

Je savoure la vue, tout bonnement époustouflante vers le nord. C’est … majestueux, indescriptible. Les images ne retranscrivent qu’imparfaitement la vision depuis ce petit sommet. Le phare, quant à lui, est vraiment beau. Ça donne un cliché … cliché 😀

Une fois en haut, quelques petites gouttes de pluie se font sentir mais ce n’est qu’une alerte, la pluie reste cantonnée à l’horizon, avec sa barre sombre et ses arcs en ciels qui zèbrent l’Islande ce jour là. Redescendre vers le niveau de la mer s’avérera presque aussi compliqué que la montée, en s’efforçant d’éviter les gros trous dans le chemin recouvert de cailloux plus ou moins volumineux. 

Une fois redescendu, je décide de passer de l’autre côté de la plage de Reynisfjara afin de voir la grotte de Hálsanefshellir et ses étranges sculptures naturelles de pierre. C’est une plage là aussi très courue par les touristes. Depuis mon arrivée, je ne cesse de m’étonner de tomber presque systématiquement sur de nombreux touristes qui déboulent en car ou en véhicules de location. J’en suis un également mais j’avoue égoïstement regretter de ne pas être un peu plus solitaire dans certains endroits. C’est aussi pour ces raisons que j’ai tout particulièrement apprécié ma randonnée du matin car je n’y ai croisé pratiquement personne !

Je profite des vagues qui se brisent sur le bord de la plage, de la vue sur Dyrhólaey avec le soleil couchant puis je retourne sur Vik avec sur le court trajet de retour une bonne averse. La pluie m’a tourné autour une partie de l’après-midi sans jamais me trouver et pour la première fois de la journée elle me croise mais je suis en voiture donc ça n’a aucune importance.

Arrivé sur Vik, je monte en voiture au sommet de la butte où se situe l’église et me gare sur son parking. Je monte vers le cimetière qui domine l’église afin de profiter d’une vue sur la ville un peu différente de la veille tout en profitant des dernière lumières du jour. La soirée sera consacrée à me restaurer et à préparer mes valises pour reprendre la route le lendemain matin vers la suite de mon  périple. Tout en lisant sur mon lit, j’entends la pluie qui crépite sur la fenêtre … et je m’endors tout habillé, bercé par cette ambiance. 

Le dimanche matin, c’est remise des clefs de la chambre et destination la station service pour refaire le plein, je suis sur la réserve depuis la veille au soir. Ce plein sera encore épique car – comme à Reykjavik – impossible d’utiliser la carte Revolut donc je finis par faire le plein avec ma carte Banque Populaire … et donc 1€ de frais pour 36€ de carburant.

Après cette étape agaçante, je prends la route n°1 en sens inverse du vendredi et, au bout de 10kms environ, je fais un petit arrêt photo pour constater … que j’ai oublié de remettre le bouchon du réservoir d’essence !!!

Demi-tour, récupération du bouchon et c’est – enfin – parti pour cette journée bien chargée qui doit me mener vers mon prochain hébergement.

Je vais refaire les cascades de  Skógafoss puis de Seljalandsfoss (avec pour cette dernière un plus long moment qu’à l’aller afin de réaliser les photos que la météo un peu venteuse ne m’avait pas permis de faire le vendredi). Pour cette dernière, j’ai vraiment pris le temps de prendre le temps, sans courir, en posant tranquillement mon trépied, en prenant un café avec un donut face à cette chute d’eau que personnellement j’ai beaucoup aimé.

Entre ces deux chutes d’eau, j’ai réalisé un autre de mes « rêves » : me baigner dans de l’eau chaude naturelle !

Je n’avais pas l’intention – pour diverses raisons – de passer par le Blue Lagoon, par contre j’avais noté que sur mon trajet se trouvait Seljavallalaug. Elle est facile à trouver car en Islande, il n’y a pas pléthore de routes. Par contre, pour y aller c’est chemin de graviers, puis de cailloux avec plein de trous et, ensuite, 1/4 d’heure de marche en basse montagne avec 2 cours d’eau à traverser. Un chouilla compliqué pour y arriver mais ça en vaut la peine.

L’eau est pure, chaude (pas trop côté cabines et correct  à l’opposé). Je n’y suis resté que 15 ou 20 minutes car hélas mon planning était un peu chargé mais c’est vraiment un plaisir que je ne regrette pas une seconde. Je ne peux que vous encourager à y faire un passage si vous en avez l’occasion. 

Nota : pensez à gérer vos maillots de bain et serviettes par contre car le séchage ensuite est … compliqué !

La journée avance et, après mon assez long passage par les chutes de Seljalandsfoss, c’est direction Geysir et son fameux geyser avec à la clef une petite centaine de kilomètres entre les deux. La route n°1 est vraiment facile, c’est un plaisir de rouler dessus même si je ne suis pas un grand fan des distances kilométriques en général. 

Arrivé à Geysir, c’est une fois de plus assez « peuplé ». Il y a un certains nombre de constructions en face (hôtels, restaurants, etc). La balade dans la zone des geysers est assez sympa, un peu étonnante avec sa terre très rouge/ocre et les trous d’eau bleu turquoise. Un seul geyser d’actif, toutes les 10mn à la louche (c’est variable de quelques minutes entre chaque éruption). L’idéal pour la photo étant de venir je pense en début de journée, quand c’est encore assez désert. Là, avec les touristes agglutinés, ça laisse assez peu d’options.

Dernière étape touristique de la journée, les chutes de Gullfoss.

Elle se trouvent à quelques kilomètres seulement de Geysir. Grand parking devant une surface commerciale et derrière le chemin qui mène vers les différents points de vue sur les chutes. C’est très humide, le vent rabat la brume d’eau le long des parois longées par le chemin. La matériel photo mouille pas mal et très vite. Je serais obligé de changer d’objectif en cours de route.

Le jour se termine et la lumière devient parcimonieuse. Difficile de prendre des photos dans ces conditions donc je fais pour le mieux. C’est là aussi assez impressionnant en terme de paysage. La nuit tombe, la fatigue s’accumule et je me dépêche de rejoindre mon hébergement pour la nuit au bord du Lac de Laugarvatn. Super hébergement après une journée fatigante. La pluie finit par apparaître vers 21h et achève mes espoirs d’apercevoir une aurore boréale ce soir …

La 3ème et dernière partie de ce périple sera pour dans quelques jours 🙂 

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